Transcription

Si les milieux financiers fascinent autant, c’est parce qu’ils sont les terrains de jeu de sociétés très variées. Que l’on parle de ressources, de services, de matières premières, les enjeux ne sont pas les mêmes et s’appréhendent différemment. Le numérique du XXIe siècle ne fait que confirmer cette idée. Le streaming trading par exemple, est l’un des aspects de la Bourse qui a attiré tous les regards l’année passée. 2020 a sans aucun doute été l’année avec un grand A du streaming en Bourse. Alors que la finance internationale a souffert de chutes de cours vertigineuses à cause de la pandémie de Covid-19, le streaming en a profité. Nous parlons là des plateformes SVOD, pour vidéo à la demande par abonnement. En effet, les services de streaming vidéo ont globalement profité du confinement des populations, ainsi que de la fermeture des salles de cinéma pendant une grande partie de l’année pour asseoir leur suprématie et marquer leur expansion. Plusieurs grands sites américains terminent donc 2020 en beauté. Mais qui s’en est le mieux sorti en Bourse ? Sur qui fallait-il miser ? Nous vous dressons le bilan, c’est parti !

Le premier site dont nous allons parler est devenu incontournable depuis plusieurs années déjà. La pandémie n’a fait qu’asseoir sa suprématie…

Netflix : le grand gagnant

Netflix a enregistré un nombre record de nouveaux abonnés au premier semestre de 2020. 25 millions, rien que ça ! L’entreprise qui a révolutionné la façon de produire des films en compte donc 195 millions au total. Les statistiques ont de quoi donner le tournis : en 2020, l’entreprise a gagné plus de nouveaux abonnés en neuf mois que sur l’ensemble de l’année 2019. Elle a doublé son parc d’abonnés et son bénéfice net, ni plus ni moins. Sur les marchés financiers, ça s’est vu. En Bourse, la firme s’est envolée, avec un bond de 60 % de sa valeur en 2020.
Ce succès est dû bien sûr aux multiples confinements qui ont eu lieu à travers le monde au printemps puis à l’automne. La plateforme est désormais au centre des attentions. Le mardi 29 décembre dernier, Jefferies (célèbre banque d’investissement) a maintenu sa recommandation d’achat sur l’action Netflix et a relevé son objectif de cours de 585 dollars à 610 dollars, sur la base de la récente hausse des prix américains annoncée par la plateforme.
Plus tôt dans l’année, d’autres sociétés comme UBS ou JPMorgan avaient également augmenté leurs objectifs de cours sur cette même cible. Jefferies imagine le titre dépasser les 700 dollars au cours des 12 prochains mois.

Mais non, Netflix n’est pas un cas isolé. D’autres grandes sociétés de la tech et géants du streaming ont su tirer leur épingle du jeu lorsque tout le monde se ruait sur Internet en 2020…

Amazon Prime : succès incontesté

Comment ne pas parler d’Amazon. Son service SVOD, Amazon Prime Video, a lui aussi cartonné cette année. Lancé en octobre 2019, ce service de streaming porté par diverses exclusivités a fait les beaux jours de l’entreprise de Jeff Bezos. L’action Amazon, par exemple, a gagné 70 % en 2020 avec des pics évidemment autour du mois d’avril.
Peu de temps avant le black friday, Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France a affirmé que sa société, depuis le début du reconfinement, affichait entre 40 et 50 % de chiffres d’affaires en plus sur un an. La performance est moins impressionnante que celle de Netflix, car Prime Video n’est qu’une branche parmi d’autres de l’arbre colossal qu’est Amazon. En cette année faite de restrictions, le combo livraison à domicile et streaming a valu à l’entreprise de coter près de 1 200 milliards de dollars. Le titan du e-commerce, n’a cessé de talonner Apple (1 250 milliards) et Microsoft (1 320 milliards) au classement des plus grosses capitalisations mondiales.

Mais qui pouvait alors espérer tenir tête à ces deux mastodontes ? La réponse est très âgée et possède deux grandes oreilles….

Disney+ : exponentiel

Disney n’a pas eu à rougir face à ses concurrentes cette année. La compagnie aux grandes oreilles a elle aussi été portée par l’isolation de son public. Elle ne semble pas avoir tant souffert de la fermeture des salles de cinéma. Son service de streaming, Disney+ a engrangé au 2 décembre 86,8 millions d’abonnés, en à peine huit mois.
Mais c’est bien à la toute fin de 2020 que tout s’est accéléré, notamment lors de l’Investor Day qui a eu lieu dans la nuit du 10 au 11 décembre. C’est l’événement annuel dans lequel le géant américain dévoile son programme cinématographique pour la décennie à venir. Plusieurs gros films et séries, beaucoup de Star Wars et Marvel, le retour des classiques de l’animation ou encore l’amélioration du service Disney+, voilà une petite poignée des annonces qui ont été réalisées cette nuit-là. Des annonces alléchantes qui ont chamboulé le cours des actions de l’industrie. En effet, l’action en bourse de Disney a explosé. La valeur de l’action, en une nuit seulement, a augmenté de plus de 13%, pour atteindre un pic à 177,66 $ l’action, avant de redescendre très légèrement.
Rien ne semble pouvoir se mettre en travers de la route du studio mastodonte. Lors de la présentation, le groupe a déclaré que ses services de streaming avaient récemment dépassé la barre des 137 millions d’abonnements payants au niveau mondial (comptant Disney+, Hulu et ESPN+). Disney prévoit d’atteindre un total de 300 millions d’abonnements d’ici 2024. Trois pôles, trois titans vont bientôt se faire la guerre.

Mais sans compter cette gigantesque bataille boursière à distance qui a tout l’air d’un blockbuster, 2020 a aussi apporté son lot de situations étonnantes…

Roku : un envol de 3 400 %

Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal. Roku est très peu connu en Europe, mais c’est pourtant un géant du streaming plébiscité par les Américains. A ses débuts, ce groupe vendait uniquement des box de diffusion en streaming vidéo (dont Netflix se resservira dès 2008). Aujourd’hui, son interface est la plus prisée aux Etats-Unis pour la consommation en SVOD.
Même si cela n’est pas propre à l’année 2020, le chiffre est vertigineux et symbolique. 3 400 % : c’est l’envol de la valorisation de Roku ​depuis son introduction à Wall Street en septembre 2017. En un peu plus de trois ans, la capitalisation boursière de ce pionnier de la vidéo par abonnement est passée de 1,3 milliard à près de 45 milliards de dollars. Évidemment, l’entreprise américaine a elle aussi profité du fait que son secteur ait été propulsé par la crise sanitaire.

En résumé

2020 a sonné l’avènement des plateformes de streaming en Bourse. Trois grandes firmes dominent le marché et sont prêtes à se disputer les moindres miettes. Alors que 2021 s’annonce tout autant compliquée d’un point de vue sanitaire, les besoins de divertissement des gens se font toujours plus grands. D’autres records pourraient vite tomber…

moyenne de 4 pour 1 vote(s)

Démarrez et augmentez vos revenus grâce au trading

Obtenez une stratégie de trading gagnante, rejoignez une communauté de Traders Rentables et encaissez vos premiers gains..