Transcription

Depuis une dizaine d’années, les plus hautes capitalisations boursières du monde ont augmenté de façon exponentielle. La capitalisation, c’est la valeur marchande d’une société cotée en Bourse. Plus précisément la valeur au prix du marché de l’ensemble des titres d’une entreprise. Pour la calculer, il faut multiplier son nombre de titres en circulation par le cours de son action. Une fois cela fait, on a une idée plutôt précise de la vitalité et de la puissance économique d’une société. En deux mots, la capitalisation boursière, c’est un indicateur de réussite pour une entreprise. Chaque fin d’année, les 100 entreprises cotées qui possèdent les plus grandes capitalisations boursières sont classées. Ce classement, nous allons le décrypter pour vous, en nous focalisant sur les géants qui composent le top 10 et trônent au sommet de l’économie mondiale. Elles sont omniprésentes dans le langage financier, mais que racontent vraiment les capitalisations boursières ? C’est parti !

Pour l’année 2020, le classement est le suivant : Taiwan Semiconductor arrive en 10e position avec 549 milliards de dollars. Elle est devancée par Alibaba et ses 600 milliards. Tesla est la première société américaine du top 10 et se classe huitième, avec une capitalisation totale de 627 milliards. C’est la Chinoise et surpuissante Tencent qui se place au 7e rang avec 700 milliards. Ensuite, surprise, l’incontournable Facebook ne se classe que 6e avec seulement 60 milliards de plus que son poursuivant. Avec Alphabet, nous entrons dans le top 5 et dans une autre catégorie, puisqu’elle possède une capitalisation de 1 175 milliards de dollars. En 4e place se trouve la très populaire Amazon avec ses 1592 milliards. Microsoft ne la devance que de cent milliards. C’est ensuite Saudi Aramco, seule société venant du Golfe à faire partie des 10, avec plus de 1800 milliards. Et enfin, seule loin devant se trouve Apple à la première place : avec une capitalisation boursière de 2 244 milliards de dollars.

Mais une fois avoir dit ça, avons-nous tout dit ? Loin de là. D’abord, il faut voir que le classement est écrasé par les GAFAM et dominé par des groupes du secteur technologique au sens large. Ensuite, ce qui frappe le plus, c’est l’envergure des montants du big ten. Alors que la capitalisation totale des Bourses mondiales dépasse les 100 000 milliards de dollars, les dix premières pèsent près de près de 12 000 milliards de dollars, soit 12 %. Un élément qui en dit long sur la domination de ces entreprises au niveau international.

Mais ce que révèle ce classement, c’est bien l’ultra-domination des groupes américains sur la planète finance…

Les Etats-Unis surclassent le reste du monde

Car oui, au moins six sociétés sur les dix premières sont basées aux États-Unis. Il s’agit simplement de la traduction concrète de l’hégémonie américaine historique sur l’économie mondiale. Les voir truster les premières places ne surprend pas vraiment. Certaines d’entre elles sont des habituées de ces hauteurs vertigineuses, comme Apple, Microsoft ou Facebook. D’autres mastodontes, comme Tesla ou Amazon, récoltent les fruits de près d’une décennie de croissance et de développement. L’entreprise de Jeff Bezos a par exemple connu une année 2020 prodigieuse au niveau comptable. Quant à l’ultra-innovante Tesla de l’actuel homme le plus riche du monde, Elon Musk, qui a révolutionné l’automobile électrique, ses actions ambitieuses l’ont propulsé sur les marchés.
Mais si l’on prend un peu de hauteur, la domination étasunienne est encore plus éclatante. Le pays de l’Oncle Sam place pas moins de 58 entreprises parmi les 100 plus grandes en termes de capitalisation. A titre de comparaison, la Chine n’en place que 13. Les chiffres ont de quoi donner le vertige. Avec ses presque 2 300 milliards de dollars, la capitalisation boursière d’Apple en 2020 est plus élevée que celle de l’ensemble du CAC 40. Celle de tous les GAFAM réunis vaut près de trois fois l’indice boursier parisien.

Bien sûr, les dix premières entreprises sont éminemment célèbres à travers le monde. Pourtant, elles n’ont pas toutes la même popularité auprès du grand public…

Des mastodontes moins connus

Tencent par exemple (créée en 1998), est spécialisée dans les services internet et mobiles. Son service de messagerie instantanée, Tencent QQ, est la première communauté en ligne du monde avec 647,6 millions d’utilisateurs mais rayonne surtout en Asie. Quant à Alibaba, fondé en 1999 par un ancien professeur, Jack Ma, devenu depuis milliardaire, c’est le plus grand des géants chinois de l’e-commerce. Présent également sur le marché du Cloud Computing, de la banque et de l’high tech, il est le grand rival d’Amazon. Non loin de la Chine, Taiwan Semiconductor (âgée de 31 ans) est la plus importante fonderie de semi-conducteurs au monde. Elle fabrique des puces graphiques, notamment utilisées par Apple. Voilà qui explique un tel développement.
Outre-Atlantique cette fois, l’Américaine Alphabet surprend avec sa capitalisation supérieure à celle de Facebook ou Tesla. D’autant plus surprenante que la société ne date que de 2015. Mais cela s’explique par sa structure, directement héritée de Google. Alphabet décharge Google de certaines de ses activités, comme l’indexation de pages internet ou encore YouTube et Gmail, qui ne cessent de prendre de l’envergure ces dernières années. Mais l’entreprise qui laisse le plus perplexe est sans doute la Saoudienne Saudi Aramco. Elle a bien failli coiffer la Chine et les USA au poteau. Née en 1933, cette société est la première compagnie pétrolière mondiale en termes de production, un mastodonte parmi les mastodontes. Elle peut également se vanter d’avoir été la plus grosse introduction en Bourse de l’histoire en 2019 (IPO de 25,6 milliards).

Mais face à ces sociétés gigantesques et imposantes, comment s’en sort la France dans tout ça ?

LVMH face au reste du monde

Et bien, les entreprises tricolores quant à elles ne jouent pas dans la même catégorie. La France par exemple ne classe que quatre entreprises dans le top 100. Même le Japon fait mieux. Mais il faut tout de même préciser qu’une société s’en sort avec les honneurs : LVMH. Le leader mondial des produits de luxe, fondé par Alain Chevalier et Henry Racamier, se classe en effet 24e. Le groupe possède une valorisation boursière de 305 milliards de dollars. Ce montant impressionnant fait de LVMH la première société cotée en Bourse d’Europe, devant le Suisse Nestlé.

Enfin, classer les capitalisations chaque année, c’est aussi intéressant parce que ça montre en un clin d’œil comment tout peut changer très vite dans les hautes sphères de l’économie et de la finance

Exxon : un exemple de dégringolade

A ce jeu là, le cas d’Exxon est éloquent. C’est un géant pétrolier né de la fusion d’Exxon et de Mobil en 1999. Il a réussi à atteindre la première place en janvier 2013 au détriment d’Apple (400 milliards de capitalisation). Pourtant, il n’a cessé de chuter depuis. Le groupe américain se trouve aujourd’hui au 57e rang, avec une capitalisation qui représente moins de 8 % de celle de la firme à la pomme.

En résumé

Les dix plus grandes capitalisations boursières de la planète ont atteint des sommets que l’on pouvait difficilement envisager il y a à peine une décennie. Nous ne parlons presque plus de grandes entreprises, mais bien de superpuissances économiques et financières. Apple en est un très bon exemple. De façon générale, ce sont la Chine et les États-Unis, les deux premières puissances du monde actuel, qui dominent la concurrence. Les USA évidemment font la course en tête avec des sociétés historiques toujours aussi imposantes. Ce classement est enfin la traduction d’une économie plus que jamais industrielle et technologique, et toujours connectée.

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