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Bonjour LES TRADERS RENTABLES ! Aujourd’hui nous vous proposons de replonger dans l’événement qui a coûté plus cher aux investisseurs que la Première Guerre mondiale elle-même :  le krach de 1929. Cet événement, le plus célèbre de l’histoire boursière, marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique du xxe siècle. La déflagration était-elle prévisible ? C’est ce que nous allons voir dans ce nouvel épisode d’histoire de la bourse.

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« Les cours des actions ont atteint ce qui ressemble à un plateau en permanence élevé » : ce sont les mots de l’économiste de Yale Irving Fisher dans une tribune publiée dans le New-York Times à la mi-octobre 1929. Un optimisme loin de ce que fut ce drame, ce désastre, ce cauchemar. Presque tous les qualificatifs ont été employés en près de cent ans pour qualifier le krach boursier de 1929. Par bien des aspects il est considéré comme le pire événement économique de l’Histoire. Pour tout comprendre rapidement : la crise prend place à New-York. Entre le 24 et le 29 octobre, la bourse de Wall-Street s’effondre. Cet effondrement touche les banques américaines impliquées dans une forte spéculation, qui font faillite, et ne peuvent plus accorder de crédits aux industriels. Tout cela a pour conséquence de faire exploser le chômage étatsunien (13 millions). Comme dans un cercle vicieux, la crise finit par toucher l’Europe puis les colonies, d’où les investisseurs retirent leurs capitaux dans un mouvement de panique. C’est la Grande Dépression.
Mais si l’on fait un focus sur les six jours du krach des actions de New-York, on se rend compte qu’il s’agit ni plus ni moins du pire recul de l’Histoire des États-Unis. Le Dow Jones Industrial Average avait chuté de 25% et perdu 30 milliards de dollars en valeur marchande. C’est pour tous ces faits et leurs conséquences que la familièrement nommée « crise de 29’ » constitue un tournant de l’Histoire financière. 

 

De l’euphorie à l’imprudence

Pour bien comprendre ce qui a mené à cette crise, il faut redessiner le contexte social et économique de l’Amérique de l’époque. D’abord la Première Guerre Mondiale est venue stopper brutalement la décennie des « années folles », période faite de croissance exubérante. Mais au sortir de la Grande Guerre, l’optimisme et la richesse repartent à la hausse. Les États-Unis se mettent à produire près de la moitié des biens de consommation mondiaux. L’économie tourne à vitesse grand V et l’argent afflue dans les caisses. Cela se vérifie dans les chiffres avec un bon du PIB de 42% : de 688 milliards de dollars en 1920 à 977 en 1929. Le revenu moyen progresse d’environ 1 500 dollars et le chômage ne dépasse pas 4%. 

Ces chiffres ont de quoi faire tourner la tête, mais ils cachaient en réalité un piège. Ils ont conduit à des pratiques dangereuses pour l’économie américaine et internationale. Car pour les Américains, investir dans les actions était devenu un passe-temps national. Alors que les titres des journaux annonçaient que des enseignants, des chauffeurs et des femmes de chambre gagnaient des millions en bourse, les inquiétudes concernant les risques liés à cette activité disparaissaient tout simplement de l’inconscient collectif. 

De ce fait, les entreprises et les particuliers ont emprunté de l’argent pour acheter des actions sur marge. Ainsi, un investisseur pouvait utiliser 10 à 20% de son argent et emprunter le reste auprès de son courtier en valeurs mobilières. Ce type de levier était extrêmement risqué, mais aucune loi ne l’empêchait. C’est le facteur principal qui a conduit au krach du 24 octobre 1929.

De l’imprudence à l’inconscience 

Dans les semaines qui précédèrent la chute de la Bourse, plusieurs signes avant-coureurs firent leur apparition. D’abord, après 52 semaines d’un marché boursier au sommet, ce dernier chuta de 10%. Malgré un début de panique, les banquiers assurèrent à leurs clients qu’ils continueraient de prêter de l’argent. Notons aussi le ralentissement de la production d’acier, des ventes de voitures et de la construction des maisons, qui furent complètement ignorés par les traders. Enfin, à l’été 1929, les actions atteignirent de nouveaux sommets, qui n’inquiétèrent personne.  

Le temps de l’effondrement

Après cette longue période d’inconscience vient le réveil brutal. Il a finalement lieu le jeudi 24 octobre 1929, appelé le « jeudi noir ». C’est cet évènement qui provoqua le krach de Wall Street. Mais paradoxalement, l’on oublie que presque tout s’est joué la veille. Le Washington Post titrait : « Une vague de vente énorme crée une quasi-panique lors de l’effondrement des actions ». Tandis que le New York Times criait : « Les prix des actions s’effondrent lors d’une liquidation intense ». Le Dow Jones avait baissé de 4,6%, et lorsque le marché ouvrit le jeudi matin à 305,85., il chuta immédiatement de 11%. Pire encore, le volume des transactions s’élevait à 12,9 millions d’actions, soit trois fois le volume normal.

En ce jour sombre : 50 000 actions de la société pétrolière Cities Service furent échangées contre 8,4 millions de dollars. Ce fut le plus gros bloc commercial jamais réalisé. Vers le milieu de la matinée, les actions de premier ordre chutèrent jusqu’à 10 dollars par transaction. Et à midi, les grandes valeurs, RCA Corporation et Montgomery Ward, chutèrent respectivement de 35% et 40%. Une catastrophe.

Petite anecdote pour comprendre la panique ambiante qui régnait : les transactions étaient imprimées sur du ruban téléscripteur, qui ne pouvait produire que 285 mots à la minute. Celui-ci ne s’arrêta de couler que quatre heures après la fermeture du marché.

Une vague de panique

Les stratégies mises en place par les banques pour rassurer les traders ne fonctionnèrent pas. La panique ne se transmettant pas comme un virus, mais se propageant plutôt comme une onde de choc. Le vendredi 25, les investisseurs paniqués vendirent un total de 16 410 310 actions. 

C’est ensuite dans une frénésie dramatique que trois millions d’actions furent échangées au cours des trente premières minutes du 29 octobre.. Alors que les investisseurs tentaient désespérément de communiquer avec leurs courtiers en valeurs mobilières, les lignes téléphoniques étaient saturées et les télégrammes Western Union triplés. De fausses rumeurs selon lesquelles les investisseurs sautaient des gratte-ciel ont alimenté la panique. Les excès de violence et les coups de poing éclatèrent dans la salle des marchés. Il a fallu pus de 24 000 kilomètres de ruban téléscripteur pour enregistrer les 16,4 millions d’actions négociées. Le marché s’était officiellement effondré.

De grandes conséquences économiques et sociales

Le krach boursier et la Grande Dépression qui a suivi pendant 10 ans ont eu un impact direct sur presque tous les segments de la société. Ils ont modifié le point de vue de toute une génération et son rapport aux marchés financiers, et une attitude financière complètement inversée, traumatisée. Dans les années suivantes, l’effondrement a eu de nombreuses répercussions, notamment l’échec de milliers de banques et la perte d’emplois pour près du quart de la main-d’œuvre. À cet égard, on estime que des millions de personnes ont perdu leurs économies vitales dans la crise de 29’, car obligés de vendre leurs entreprises et de céder leurs assurances vies.

L’économie américaine et mondiale furent dévastées. Les salaires chutèrent de 42%, le chômage atteignit 25% aux États-Unis. La croissance économique diminua de 50% et le commerce mondial de 65%. En raison de la déflation, les prix chutèrent de 10% par an entre 1929 et 1933. Ceci eu des conséquences désastreuses dans le monde entier. C’est en effet la misère causée par le krach qui a permis la montée du nazisme en Europe. 

Sur le marché américain en lui-même, les retombées furent nombreuses et sévères. En plus d’une totale défiance envers Wall-Street, le Dow Jones continua de déraper pendant trois autres années. Puis il culmina le 8 juillet 1932 à 41,22, son taux le plus bas. Il perdit près de 90% de sa valeur par rapport aux sommets atteints durant l’été 1929. En réalité, il faut savoir qu’il n’a réussi à atteindre de nouveau son sommet que 25 ans plus tard, le 23 novembre 1954. La Bourse de New York a donc mis près d’un quart de siècle à se remettre complètement du Krach de 1929. Deuxièmement, entre août 1929 et mars 1933, le rendement total d’un portefeuille composé de 60% d’actions et de 40% d’obligations était de -50,2%. Au cours de la même période, le rendement total du S&P 500 fut de -74,6%.

Vers de nouvelles protections

Dans un contexte de défiance généralisée, les tenants du marché ont retenu la leçon donnée par le krach. Ils en ont au moins été obligés par Franklin D. Roosevelt dans le cadre du New Deal. Quelques années seulement après l’effondrement sont apparues Federal Deposit Insurance Corporation (1933) et la Securities and Exchange Commission (1934), qui sont les premières protections juridiques et légales pour les investisseurs. 

Pour résumer 

Pour de nombreuses raisons, le krach boursier de 1929 fut l’accident économique le plus important de l’Histoire du XXe siècle. Causé par l’euphorie aveuglante de la sortie de la Première Guerre Mondiale, il est difficile de croire qu’il aurait pu être évité. Les professionnels de la finance ont surtout manqué de lucidité, jusqu’à frôler l’inconscience. Si ce mois d’octobre 29’ a eu des conséquences dramatiques pour l’économie mondiale et la vie sociale américaine, il en est également devenu un moment charnière de l’histoire de la bourse internationale. Il est apparu évident qu’il fallait apporter certaines garanties aux traders, tout comme avoir une stratégie d’investissement sur le long terme. Depuis ce jour noir, le monde n’a pas oublié que peu importe les sommes extraordinaires qui défilent dans les salles, nos systèmes financiers ne sont pas infaillibles. 


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A bientôt pour une prochaine vidéo d’histoire de la bourse.

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