Affiche Loup de Wall Street

Le film Le Loup de Wall Street a connu un succès planétaire en 2013. Le long métrage de Martin Scorcese s’inspire des mémoires du sulfureux trader Jordan Belfort. Sa réussite, ses excès, sa chute, rien ne vous est épargné. Le trading, en tant que métier, est quant à lui bien représenté, non sans osciller entre précision et démesure. 

Parfois, la réalité rattrape et dépasse même la fiction. Est-ce le cas cependant pour Le Loup de Wall Street ? Le film de Martin Scorcese, multi-récompensé et sorti en 2013, est devenu pour beaucoup le nouvel emblème des films sur la Bourse. Inspiré d’une histoire réelle, il raconte l’ascension d’un courtier en Bourse, Jordan Belfort (interprété par Leonardo DiCaprio), vers la gloire, la fortune. Mais aussi vers les malversations au cœur des années 1980 qui le mènent à sa chute. Le film s’inspire donc des mémoires du gérant de Stratton Oakmont. Cependant, d’un film à un livre et d’un livre à la vérité, des différences peuvent toujours se glisser. Concernent-elles la description du monde de la Bourse, de l’univers du trading, qui servent de décors pour les personnages ? Nous sommes là pour y voir plus clair. 


Le Loup de Wall Street : Un récit de vie fidèle 

Cela peut surprendre, tant ce qui nous est montré dans le film sort de l’ordinaire, mais le récit de la vie de Jordan Belfort est plutôt fidèle à la réalité. En tout cas, Le Loup de Wall Street est très fidèle au livre de Belfort dont il s’inspire. Et ce, même si Terence Winter, le scénariste du film, avait confié en interview que le trader était un « narrateur très peu fiable ». Le parcours du protagoniste principal est respecté. On voit son passé de commercial à Long Island, son passage par L.F. Rotschild et le (« Lundi noir ») et sa réussite grandiloquente avec Stratton Oakmont.. 

Même ses mésaventures sont réelles (à quelques infimes détails près) : l’atterrissage de son hélicoptère ou l’accident de voiture sous l’emprise de stupéfiants, le naufrage absurde de son yacht ou encore son jeu du chat et de la souris avec les forces de l’ordre. L’agent du FBI qui a enquêté sur Jordan Belfort a déclaré notamment au New York Times : « J’ai traqué ce type pendant dix ans, et tout ce qu’il a écrit est vrai. »

Ce dernier confirme également la débauche que l’on voit tout au long du film. Des dialogues tirés du livre jusqu’aux encouragements pour ses employés via un mégaphone, tout est vrai. Finalement, seuls quelques petits détails dénotent avec la réalité. Les noms de la plupart des protagonistes ont été changés, il n’y avait pas autant d’animaux présents dans les bureaux de Stratton Oakmont, pas plus qu’il n’y avait de lancer de nains. 

Portrait de Jordan Belfort

Le Loup de Wall Street reflète-il bien le trading des années 80 ? 

Le film de Martin Scorcese a connu un succès fulgurant à sa sortie. Aujourd’hui, huit ans après, il apparaît régulièrement dans les classements de long-métrages sur l’univers de la Bourse. Mais alors que le film est plutôt fidèle avec la réalité historique, l’est-il sur le plan technique ? Le trading que nous laisse entrevoir Le Loup de Wall Street est-il crédible, réaliste ? Répondre à cette question est plus difficile qu’il n’y paraît car l’histoire est centrée sur la vie de Jordan Belfort, beaucoup plus que sur les marchés financiers, la Bourse ou le trading. 

Néanmoins, le film dévoile les bases, les mécanismes classiques. Dans certaines scènes, on peut voir des traders acheter une action ou la vendre. Il est également expliqué qu’acheter fait augmenter le prix d’une action, et que la vente massive en fait baisser le cours. Dans un autre style, la séquence où le jeune Belfort forme son équipe à l’art de la vente dans son local en leur tendant un script, est assez fidèle à la réalité. A la sortie du film, plusieurs traders expérimentés ont affirmé que les speechs de ventes et leurs mécanismes étaient fidèlement retranscrits. Interviewé par Konbini, un trader expérimenté ayant évolué à Wall Street à l’époque affirmait : « Le métier, c’était vraiment ça. »

Ensuite, le métrage retranscrit assez fidèlement le déroulement et le fonctionnement d’une IPO (introduction en Bourse). C’est lorsqu’une entreprise ouvre son capital aux investisseurs pour faire croître son activité ou gagner en notoriété. En l’occurrence, est concernée l’entreprise de Steve Madden (vendeur de chaussures et accessoires). On y voit toutes les étapes et les intervenants. La Bourse d’abord (Wall Street) qui reçoit l’IPO. L’autorité des marchés financiers des Etats-Unis ensuite (la SEC : Security Exchange Commission) qui valide la légalité de l’opération. Puis l’intermédiaire financier (la banque suisse) qui aide l’entreprise à préparer l’introduction. Sans oublier Stratton Oakmont, société de courtage, qui s’occupe de faire coter la société sur le marché. Même si rien n’est tout à fait normal dans le film et dans la vie du Loup de Wall Street, cet événement traditionnel du monde de la Bourse semble plutôt réaliste. 

Ce qui étonne cependant, c’est l’absence du parquet de la Bourse. C’est pourtant la suite logique du passage d’ordre. C’est même l’endroit vitrine de cet univers. En effet, une fois que le client valide le choix du courtier et que l’ordre est passé dans le pneumatique, le papier est envoyé sur le parquet, où tout est échangé par la voix. A cette époque (où l’électronique n’était pas aussi développé), tout se faisait en criant. Le parquet se charge d’échanger les actions, de traiter les ordres, de revendre les titres etc. Ce type de mécanisme est encore très présent dans l’imaginaire collectif, même en 2021. Pourtant, le film ne montre jamais cet environnement.

Illustration du Loup de Wall Street

La démesure dans le Loup de Wall Street, une réalité

Ainsi, le film s’est également voulu méticuleux et précis dans la représentation des rouages du trading. Il y parvient la plupart du temps, non sans quelques raccourcis ou oublis, dus à la nécessité de divertir le spectateur et de ne pas s’épandre sur les côtés techniques. Ainsi, Le Loup de Wall Street se concentre beaucoup plus sur les excès de la vie de trader que sur son quotidien professionnel strict. Mais alors que l’on pourrait croire que la démesure ambiante a été exagérée pour les besoins du film, il n’en est rien. 

Beaucoup d’anciens traders ont confirmé que dans la décennie ’80-’90, les acteurs de la finance internationale vivaient effectivement d’excès quasi sans limites. Une façon de faire désormais révolue depuis que les crises successives ont entraîné plus d’encadrement, de règles et de sanctions.

Aujourd’hui, la plupart des formations en trading recommandent au contraire d’être rationnels, stables et soucieux de son hygiène de vie. Le but est d’être capable de contrôler ses émotions. afin d’être réactif, précis, efficace, inventif.
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